Les femmes parlementaires 33 fois plus exposées aux deepfakes pornographiques que les hommes en Europe, selon une étude

Les femmes élues ont une probabilité 33 fois supérieure à celle de leurs homologues masculins d'être représentées ou associées à des deepfakes pornographiques. Une vaste étude menée dans les 27 pays de l'Union européenne montre qu'une femme parlementaire sur 14 est représentée ou associée à des deepfakes pornographiques, contre un homme sur 500.
En France, au moins 17 femmes élues à l'Assemblée nationale sont concernées. Une femme parlementaire sur 14, contre un homme sur 500.
C'est le principal enseignement d'une étude d'Agora Digitale Transformation, un think tank allemand spécialisé dans les enjeux numériques, consultée par l'Agence de vérification de Radio France. Pour mesurer l'ampleur du phénomène, les chercheurs ont recherché les noms de 5 872 parlementaires des 27 pays de l'Union européenne sur 160 sites connus pour héberger ou faciliter la production de trucages et montages à caractère sexuel.



