OnlyFans, 40 salariés et 8 milliards de dollars tirés de l’intimité en ligne

Le site britannique a engrangé presque 8 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2025. Dans son enquête OnlyFans, le capitalisme du désir (Textuel), le sociologue Pierre Brasseur, décortique une économie qui marchandise une relation intime fabriquée, en se reposant sur le travail des 4 millions de créateurs de la plateforme et un réseau de sous-traitance basé aux Phillippines et à Madagascar.
« Pendant longtemps, le sexe se tarifait pour un corps ; sur OnlyFans, c’est autre chose qui se monnaie… Et cette autre chose – « ce capitalisme du désir », il le décrit dans un ouvrage éclairant publié aux éditions Textuel le 9 septembre.
Son enquête sociologique détaille le travail, souvent invisible et non reconnu, des créatrices et créateurs de la plateforme, mais aussi tout un réseau de sous-traitance. Cette industrie méconnue a fait le succès d’OnlyFans, qui, elle, « ne fait pas grand-chose », explique Pierre Brasseur.


