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Entre Dubaï et l’Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre

Entre Dubaï et l'Iran, des liens économiques difficiles à rompre malgré la guerre

Mais dans les quartiers de l'ancien Dubaï, où ils sont solidement implantés, les commerçants iraniens ne croient pas à une rupture des liens forgés depuis des décennies entre la ville du Golfe et le sud de l'Iran. Las des attaques iraniennes contre leur sol en représailles aux frappes américaines, les Emirats arabes unis ont annoncé le mois dernier la suspension des échanges commerciaux et financiers avec Téhéran.

Depuis le début de la guerre, certains produits se font plus rares, d'autres ont vu leur prix grimper, raconte Morteza Asaadi, qui gère l'épicerie fondée par son père en 1963. La plupart des denrées traditionnelles, comme les fruits à coque ou les zereshk – de petites baies rouges utilisées dans la cuisine perse – restent toutefois disponibles.

Deux grossistes interrogés par l'AFP sous couvert d'anonymat affirment continuer à s'approvisionner en Iran, en passant notamment par les ports omanais, les exportations étant en revanche plus difficiles. Dans la boutique de safran de Yasser, la précieuse épice vient par avion de Machhad, dans le nord-est de.

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