L’armée américaine réduit sa présence au Moyen-Orient face aux menaces iraniennes, selon NBC

L’armée américaine réduit depuis plusieurs jours sa présence dans des bases au Moyen-Orient face à des menaces persistantes, notamment de la part de l’Iran, rapporte NBC News, citant deux responsables américains et deux personnes au fait du dossier.
Selon l’un des responsables, des militaires stationnés dans des bases en Jordanie, au Qatar et au Koweït figurent parmi les troupes déplacées.
Le département d’État a également annoncé une réduction des effectifs de l’ambassade américaine en Arabie saoudite. Son porte-parole Tommy Pigott a invoqué des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre l’Arabie saoudite, notamment contre des aéroports civils.
Les chefs de mission de plusieurs autres postes diplomatiques ont été informés qu’ils fonctionneraient avec des effectifs réduits, selon les responsables.
Interrogé sur les mouvements militaires, un porte-parole du Commandement central américain a déclaré : « Nous déplaçons régulièrement des militaires et des moyens américains afin d’optimiser notre préparation aux missions. »
Les sources ont comparé ces réductions à celles intervenues au début de la guerre, en février. Un responsable et une personne au fait du dossier ont expliqué que la mise à l’abri des forces s’inscrivait dans les préparatifs alors que le président Donald Trump envisage de reprendre des opérations de combat de grande ampleur.
Ces deux sources ont indiqué que les opérations pourraient avoir lieu avant ou après les élections de mi-mandat. Trump avait écrit le 8 octobre que les États-Unis n’attaqueraient pas l’Iran avant ce scrutin, prévu le 3 novembre.
Selon NBC, les options présentées à Trump comprennent des frappes contre des tunnels ou des entrées de sites nucléaires iraniens, dont Pickaxe Mountain, ainsi que contre des îles stratégiques comme Kharg et Qeshm.
