Viols conjugaux : « Je ne me souviens pas de la première fois que j’ai écarté les jambes en fermant les yeux et en pensant à autre chose »

Au sein de son couple, Amélie Rosique a subi l’emprise, le chantage affectif – et de nombreux viols conjugaux. Le cheminement tortueux avant la prise de conscience, le divorce laborieux et la décision d’écrire sont au cœur de son livre, « Non, s’il te plaît » (Hachette).
Alors qu’elle passe ses premières vacances de mère célibataire, Amélie Rosique lit « Ce que le féminisme m’a fait » de Giulia Foïs. Aussitôt la dernière page tournée, la journaliste saisit son téléphone et pianote : « Je vais commencer à écrire un bouquin […] Je vais raconter le viol conjugal.
» Quelques jours après cette révélation, une image imprègne son esprit, celle d’une femme, victime elle aussi de violences sexuelles – Gisèle Pélicot. « Quand je l’ai vue franchir les portes du palais de justice d’Avignon, la stature droite, le regard digne, portée par des applaudissements, je me suis dit que le vent était en train de tourner.


